Comment réinstaurer la confiance et préserver la paix? (Suite 5)
- Une société de partage fondée sur une complémentarité fonctionnelle et des rapports contractuels entre acteurs.
Le projet de société de la République de #Djibouti doit être porteur de plusieurs sens à travers la conquête de la dignité, la restauration de l’éthique et l’esprit de responsabilité afin de préparer les bases de la société djiboutienne de demain. Une société régie par des principes aussi nobles que novateurs tels : l’efficacité économique au service de la cohésion sociale et la confiance au service de la stabilité.
Ces valeurs ne prennent, par ailleurs, leur pleine signification qu’à travers la participation organisée et active de tous.
Ainsi, la participation est, aujourd’hui, un levier pour une croissance forte et durable des, un instrument d’émancipation sociale et un moyen de consolidation de la pratique démocratique au quotidien.
La configuration globale de la République de #Djibouti de demain repose sur la redéfinition des rôles des acteurs dans ce processus : l’État, les Collectivités locales, l’entreprise et la Société Civile.
Une telle redéfinition suppose un changement préalable au niveau des comportements et une identification précise des cadres d’intervention dans le respect de l’éthique, de la transparence, de la confiance et de l’efficience.
L’implication des acteurs dans un changement dans la société djiboutienne nécessite le respect de la loi et de l’adhésion aux principes de la complémentarité fonctionnelle et de la contractualisation.
Ces principes supposent d’abord, la mise en place d’un cadre institutionnel définissant les prérogatives respectives des acteurs et des espaces de leur complémentarité.
Ils exigent, ensuite, une nouvelle approche des relations entre les acteurs, basée sur une contractualisation qui définit leurs droits et leurs obligations respectifs, les élevant ainsi au rang de partenaires.
Ils impliquent, enfin, une convergence des actions des partenaires économiques et sociaux vers des objectifs d’intérêt collectif générant un développement solidaire.
- Le redéploiement de l’État, la décentralisation et un nouveau statut pour l’Entreprise dans la société, confèrent à la Société Civile une place centrale dans la nouvelle dynamique de changement.
Ainsi la maîtrise du changement est-elle indissociable de l’émancipation de la Société Civile. L’organisation de celle-ci à travers un mouvement associatif efficace constitue, de fait, le complément aux actions de l’État, des Collectivités locales et de l’Entreprise.
L’édification de la République de #Djibouti du 21e siècle dépend, enfin de la participation et de la mobilisation des jeunes et des femmes autour de ces principes.
La valorisation des atouts des jeunes et des femmes représente le gage de la réussite du changement dans le respect d’une meilleure médiation entre l’authenticité nationale et la modernité ; une médiation où la famille et l’école en constitueraient les principaux leviers.
La participation active et l’implication réelle de la femme à tous les échelons de la vie économique, sociale, politique et culturelle représentent une clé essentielle de cette réussite.
RESPONSABILISATION, ADHÉSION, MOBILISATION ET PARTICIPATION sont les termes d’un nouveau contrat social indispensable pour consolider les fondements du projet de société djiboutienne du 21e siècle.
Alpha Lassini
