DES VALEURS CARDINALES


DE LA RESPONSABILITÉ

L’engagement de la responsabilité personnelle des dirigeants, au sein de toute organisation, constitue le facteur primordial.

En vérité, il n’y a rien de plus fécond, pour le groupe ni pour l’individu lui-même, que l’exercice de la responsabilité pleine et entière. Il découle de cette exigence majeure que la responsabilité de tout événement, de tout état de choses, processus ou résultat d’entreprise, bon ou mauvais, provenant des actions du groupe, devrait être portée par un chef unique. Celui-ci est désigné de manière univoque et exposé au regard et au jugement de tous.

Il faut que les conséquences de toute chose au sein de l’organisation pèse sur lui seul directement et visiblement et qu’il ait à les assumer en premier et dernier ressort.

C’est un moyen exceptionnel de responsabiliser nos dirigeants, à divers niveaux de l’entreprise de construction et de rayonnement de la Nation, que de leur enlever toutes formes de biais par lesquels ils pourraient placer les causes des contre-performances en dehors d’eux-mêmes et d’eux seuls. La capacité d’action et de réalisation d’un peuple face à sa destinée est fonction du nombre de ses fils et de filles ainsi placés en position de responsabilité absolue.

À l’inverse de ceci, la léthargie et les dysfonctionnements dans lesquels sont empêtrées nos actions aujourd’hui, découlent du trop grand nombre d’avatars de cadres laissés dans des positions de sécurité illusoire, plutôt que dans celles bien plus enrichissantes de l’exercice de la responsabilité pleine et entière.

À cet égard, il apparaît primordial et nécessaire pour tous que l’assiette de la responsabilité soit toujours bien déterminée et que le lien personne responsable état de chose courant soit toujours clairement établi. L’exercice pleine et totale de la responsabilité elle-même pleine et totale, ainsi qu’il a été dit, ne dépend ni du secteur d’activité, ni de la gravité des fautes, ni même de la qualité supposée de personnes en position de responsabilité. Elle decoule, au contraire, de la seule définition préalable de deux facteurs constitutifs de la responsabilité à savoir: l’assiette et la personne.

Ainsi, la responsabilité des frais supplémentaires de stationnement sur un conteneur au port et celle du pourcentage de plaies chirurgicales qui suppurent, dans un hôpital public, pèsera du même poids sur la personne chargée des importations et sur le médecin chef. Ainsi vue,  la responsabilité n’a d’autre justification que sa souveraineté, en tant qu une mystique de vie dont nul ne pourra dévier.

Le contrat de responsabilité place d’office chaque personne responsable, non pas devant les effets de ses propres causes, mais il la tient debout face à tous les effets des causes de son organisation.

DE LA SOLIDARITÉ

En dépit de tout ce qui a pu être dit, et sans que jamais elle n’ait été en opposition avec l’esprit et l’exercice de la responsabilité, la solidarité est de toute noblesse, elle est est l’intelligence et la cohérence qui donne vie au groupe, elle est la manifestation au plan de l’universel amour divin. La solidarité est la pratique laïque et la sublimation du plus grand engagement communautaire et patriotique.

La phase de réalisation authentique, la seule qui vaille et qui signifie, que ce soit au niveau individuel ou collectif, se situe, non à l’étape de l’indépendance arrachée des uns et des autres, mais au point de la compréhension claire de l’interdépendance, celle qui établit un contexte privilégié pour l’action. Elle seule peut conférer force et efficacité à l’ensemble du corps social.

Ainsi la solidarité considère les multiples cercles de responsabilité qui quadrillent la vie nationale en même temps que les points de chevauchement se trouvant entre les cercles de chevauchement, puis les réunit en un souffle commun qui balaie et anime toute l’étendue de la Nation. Sans ce souffle de vie et d’efficacité, la Nation entière resterait comme un corps mort, voué à l’assaut des charognards aux épaules relevés et becs grandement ouverts.

DE L’EFFICACITÉ

La quête de l’efficacité, au sein de nos organisations, doit être un culte de tous les instants, car, il est de la nature de l’efficacité de devoir travailler contre le temps aussi, le temps qui dégrade et épuise ceux qui sont dans l’effort.

La médiocrité qui se trouve à l’opposé de l’efficacité est, par conséquent, notre ennemi numéro un, le plus virulent de tous.
Elle opère en complicité avec le temps, ainsi qu’il a été dit, pour guetter le moindre relâchement de notre part, et nous engluer pour de bon.

Devant cet ennemi mortel, nous devons prendre exemple sur le cobra royal. Il sait, pour sa part, qu’entre l’ennemi et lui, il n’y a pas de demie-mesure. La guerre, la guerre et rien que des actions de guerre. Alors, le bel animal se dresse sur sa queue, se gonfle la gorge de venin, et sans même daigner cligner des yeux, il se tient prêt à frapper.

Vous pourriez bien vous demander, pour peu que vous soyez encore dans l’ignorance du fond des choses, d’où viennent tant d’animosité et cette brusque humeur guerrière. Mais en vérité, c’est qu’en parlant de L’EFFICACITÉ, que nous élevons au rang des VERTUES CARDINALES DE LA VIE, nous avons dû entrevoir, en arrière, l’économie séculaire, la vraie cause de tout nos maux.

Elle est avec nous et avec notre esprit, depuis le commencement des temps, tirant profit de notre paresse intellectuelle et physique, elle s’insinue dans nos veines, dans nos têtes, dans nos reins, dans nos bras, pour nous perdre.

La famine, la malnutrition, le rachitisme, le cholera, le paludisme, le Vih-sida, toutes les formes de malaises et de tensions sociales engendrées par la pauvreté, et autres extrémismes ethniques, régionaux et religieux faits de transes, de délires, d’hystéries, et de leurs brusques basculements dans des conflits internes, generateurs de hordes de réfugiés, de populations déplacées, de traffics d’êtres humains, d’horreurs innombrables, de parachutages de vivres pour un sauvetage anachronique de légions d’hommes, de femmes et d’enfants déshumanisés, les obus et autres canons de DCA tirés en pleine capitale contre les populations civiles et paisibles (Buldhuqo, 21 décembre 2015, Djibouti), des rues et des caniveaux jonché de morts appelant d’autres morts, les polices politiques, les réseaux de politique et d’affaires obscures; enfin, les taux de tout ce qui est mal au plus haut; bref, l’enfer c’est nous, et derrière tout ceci, l’ennemi, c’est la MÉDIOCRITÉ multiforme, multidimensionnelle.

La force avec laquelle le besoin d’efficacité est exprimé et vecu au sein des organisations est à la mesure de la médiocrité qui nous assaille de partout, et qui achèvera de nous détruire si nous n’y prenons garde. Ainsi, l’efficacité est un des facteurs primordiaux de réussite sur le chemin de la construction et du rayonnement national.

La variation du besoin d’efficacité découle de la dimension du champ d’analyse des résultats de chaque organisation. Le besoin d’efficacité est ressenti d’autant plus intensément que le temps qui s’écoule entre les contre-performances et les conséquences néfastes qu’elles attirent sur le résultat de l’organisation se trouve raccourcis.

Voilà pourquoi, il est capital que le lien entre les défaillances opérationnelles et les difficultés qui en résultent soient compréhensibles. L’avantage des organisations à caractère privé réside dans ce qu’elles sont, traditionnellement, plus proches de leurs résultats que les structures publiques. Ces dernières peuvent, pour leur part, demeurer inefficaces sur une longue période, sans pour autant subir la moindre sanction, ni de l’intérieur ni de l’extérieur. Les organisations privées sont attentives à leurs résultats, cependant que les structures publiques dorment sur un matelas de sécurité illusoire.

Cet état de choses ne présenterait pas un danger majeur si des pouvoirs exorbitants ne se trouvaient concentrés sur les immenses champs d’expérimentation en matière d’échec durable que constituent les administrations publiques.

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Alpha Lassini

Surgir, Agir et Disparaitre pour que la semence porte du fruit. (Rise, Act and Disappear so that the seed bears fruit)