L’ambition, lorsqu’elle est démesurée et déconnectée des réalités et des besoins du peuple, peut conduire à une forme de folie, où les intérêts personnels ou d’un groupe restreint prennent le dessus sur le bien-être collectif et l’intérêt national. Cette situation est particulièrement problématique dans des contextes où les dirigeants politiques ou les aspirants au pouvoir perdent de vue les principes éthiques et démocratiques fondamentaux, menant ainsi à une crise de légitimité et à un mépris profond pour les aspirations du peuple.
Dans des pays comme Djibouti, où les enjeux politiques, sociaux et économiques sont complexes et interconnectés, l’ambition déraisonnable de certains acteurs politiques peut avoir des conséquences désastreuses. Leurs tentatives de manipuler les sentiments et les perceptions du peuple à des fins personnelles ou politiques, sans tenir compte des conséquences potentielles sur la paix, la sécurité et le développement du pays, soulèvent des questions éthiques profondes et mettent en évidence un manque flagrant de responsabilité.
Pour s’engager dans des actes de désobéissance civile ou dans tout autre mouvement visant à contester l’ordre établi, les citoyens doivent être pleinement conscients des implications de leurs actions. Ils doivent être convaincus de la justesse de leur cause, mais aussi être prêts à assumer les conséquences de leurs actes, qui peuvent aller jusqu’à l’emprisonnement ou la mort dans les cas extrêmes. Cette prise de décision ne doit pas être influencée par la propagande ou les intérêts d’une oligarchie politique qui, historiquement, a été impliquée dans des pratiques de division, de violence, de corruption, d’exclusion et de despotisme, sans offrir de véritable perspective de changement ou d’alternative crédible.
La décision d’engager un mouvement de résistance ou de désobéissance civile doit être précédée d’un débat national ouvert et inclusif, permettant de sensibiliser et d’éveiller la conscience citoyenne aux injustices, inégalités et abus de pouvoir. Cependant, pour qu’un tel mouvement gagne l’adhésion massive du peuple, il est essentiel que les citoyens ressentent dans leur quotidien les conséquences de ces injustices et abus. Dans le cas de Djibouti, la perception d’une stabilité relative, de la sécurité et du progrès social pourrait limiter la volonté du peuple de s’engager dans un conflit socio-politique potentiellement destructeur, surtout en connaissant les capacités de nuisance des initiateurs de telles actions.
Les initiateurs de mouvements contestataires doivent comprendre que sans un lien profond avec les aspirations et les besoins réels du peuple, leurs efforts resteront vains. La limitation des mandats, par exemple, bien qu’étant un principe d’éthique politique, ne garantit pas en soi un avenir meilleur ni une gouvernance efficace. Elle ne doit pas être utilisée comme un outil pour imposer une vision politique au détriment du droit souverain du peuple à choisir librement ses dirigeants.
En conclusion, l’ambition, lorsqu’elle devient excessive et se déconnecte des réalités et des besoins du peuple, mène à une forme de folie politique qui non seulement méprise le peuple mais menace également la stabilité, la paix et le développement d’une nation. Il est impératif que les aspirations politiques soient alignées sur les principes éthiques et démocratiques fondamentaux et qu’elles visent le bien-être collectif plutôt que des intérêts personnels ou d’un groupe restreint. Seule une approche inclusive, respectueuse des aspirations profondes du peuple et fondée sur un dialogue ouvert et constructif, peut conduire à un changement positif et durable.


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