
Ah, Djibouti ! Ce petit coin de paradis africain où le soleil brûle aussi fort que la corruption, où la misère et l’opulence dansent une valse macabre digne des plus grands spectacles d’absurdité ! Bienvenue dans ce pays coincé entre l’Érythrée, l’Éthiopie et la Somalie, baigné par les eaux de la mer Rouge et du golfe d’Aden. Un véritable joyau géographique qui brille de mille feux… ou plutôt de mille contradictions !
Les Héros de la Survie
Commençons notre visite guidée par le bas de l’échelle sociale, là où grouillent les véritables héros de cette tragi-comédie nationale. Admirez, mesdames et messieurs, les champions de la survie ! Ces 470 000 âmes qui transforment « manger pour vivre » en une discipline extrême, en art de vivre, que dis-je, en véritable philosophie existentielle !
Ces intrépides guerriers du quotidien pourraient digérer du béton si on leur en donnait l’occasion. Qui a besoin de gastronomie quand on peut se régaler de cailloux assaisonnés à la poussière ? Michelin, si tu cherches de nouvelles étoiles, regarde par ici : elles brillent dans les yeux affamés de ces artistes de la débrouille ! Ces gens-là ont élevé la quête de nourriture au rang d’épopée homérique. Chaque jour est une nouvelle Odyssée, chaque repas un exploit digne d’Hercule.
L’Éducation : Un Luxe Inaccessible
Parlons maintenant de l’éducation, ce concept si cher à nos élites de la connaissance qui ont pris en otage le MENFOP et qui semblent l’avoir oublié, si tant est qu’ils aient su un jour, quelque part entre deux détournements de fonds. À Djibouti, l’école est un luxe que peu peuvent s’offrir. Qui a besoin de savoir lire et écrire quand la priorité est de trouver de quoi manger ? L’analphabétisme n’est pas un problème, c’est un mode de vie !
Imaginez ces salles de classe improvisées, où un enseignant héroïque tente d’inculquer les bases de l’alphabet à une cinquantaine d’enfants affamés. C’est comme essayer d’apprendre le violon à un troupeau de chèvres affamées : noble intention, résultat discutable. Les manuels scolaires ? Des reliques d’un autre âge, dont le contenu est réchappé comme un vieux pneu, transmises de génération en génération comme des trésors nationaux. Un livre pour dix élèves ? Luxe suprême! Qui a besoin de lire quand on peut simplement imaginer ce qui est écrit ?
La Santé : Un Concept Abstrait
Passons maintenant à la santé, ce concept abstrait qui semble avoir échappé à la compréhension de nos dirigeants. À Djibouti, être malade est un luxe que peu peuvent se permettre. Qui a besoin de médicaments quand on a la prière ? Qui a besoin d’hôpitaux quand on a des guérisseurs traditionnels ?
Les hôpitaux publics sont des merveilles d’ingéniosité. Imaginez des bâtiments délabrés où les patients doivent apporter leur propre lit, leurs propres médicaments, et parfois même leur propre médecin. C’est le concept révolutionnaire de « l’hôpital participatif » : vous participez à votre propre guérison, ou vous mourrez en essayant. Darwin serait fier !
L’Économie : Un Jeu de Hasard
Parlons maintenant de l’économie, ce concept abstrait qui semble échapper à la compréhension de nos dirigeants. À Djibouti, l’économie est un jeu de hasard où les dés sont pipés et la banque gagne toujours. C’est le capitalisme version savane, où la loi du plus fort (ou du plus corrompu) règne en maître.
Le chômage ? Un fléau ? Non, un mode de vie ! Qui a besoin de travailler quand on peut passer ses journées à chercher de quoi manger ? C’est une forme d’emploi à temps plein, sans les inconvénients du salaire ou des congés payés. L’économie informelle est reine : vendeurs à la sauvette, mendiants professionnels, recycleurs de déchets… Autant de « métiers d’avenir » pour notre jeunesse dynamique !
La Politique : Un Théâtre de l’Absurde
Parlons maintenant de la politique, ce grand théâtre de l’absurde où les acteurs changent mais le scénario reste désespérément le même. À Djibouti, la démocratie est un concept flexible, aussi élastique que la conscience de nos chers dirigeants.
Les élections ? Un grand moment de comédie où le suspense est à son comble : qui va gagner ? L’élu sortant ou… l’élu sortant ? C’est comme regarder un match de foot où une seule équipe joue, mais avec plusieurs maillots différents. L’opposition? Un concept abstrait, comme la licorne ou l’honnêteté en politique.
L’Environnement : Un Ennemi à Combattre
Parlons maintenant de l’environnement, ce concept étrange qui semble totalement étranger à nos chers dirigeants. À Djibouti, la nature est considérée comme un ennemi à combattre, une ressource à exploiter jusqu’à la dernière goutte. Le réchauffement climatique ? Une opportunité ! Plus il fait chaud, plus on peut vendre de climatiseurs (à ceux qui peuvent se les offrir, bien sûr).
La pollution ? Un concept relatif. Après tout, qui a besoin d’air pur quand on peut respirer les vapeurs enivrantes du progrès ? Les déchets qui s’accumulent dans les rues ? Une forme d’art urbain, une installation permanente qui témoigne de notre société de consommation (pour les quelques privilégiés qui peuvent consommer).
La Culture : Une Plante Rare
Parlons maintenant de la culture, ce concept abstrait qui semble avoir échappé à l’attention de nos dirigeants. À Djibouti, la culture est comme une plante rare dans le désert : difficile à trouver, mais oh combien précieuse !
Les musées ? Des bâtiments vides où l’on expose fièrement les vestiges de notre glorieux passé. Quelques poteries cassées, deux ou trois lances rouillées, et bien sûr, la collection complète des portraits officiels du président que des “conservateurs” zélés affichent en rangs d’oignons. C’est l’histoire vivante, mes amis !
Le Tourisme : Un Sport Extrême
Parlons maintenant du tourisme, cette industrie florissante qui fait la fierté de notre nation. À Djibouti, nous avons réussi l’exploit de transformer le tourisme en sport extrême. Qui a besoin de parcs d’attractions quand on peut offrir l’expérience unique de la survie en milieu hostile ?
Nos hôtels sont des merveilles d’ingéniosité. Imaginez des palaces de luxe côtoyant des bidonvilles, offrant une vue imprenable sur la misère locale. C’est du tourisme immersif, mes amis ! Vous voulez vivre comme un vrai Djiboutien ? Pas de problème ! Nous pouvons vous priver d’eau et d’électricité pendant votre séjour, pour une expérience authentique.
Les Relations Internationales : Un Jeu d’Échecs
Parlons maintenant des relations internationales, ce grand jeu d’échecs où Djibouti joue le rôle du pion sacrifié avec un enthousiasme déconcertant. Notre position stratégique nous a valu le surnom envié de « bordel géopolitique de la Corne de l’Afrique ». C’est classe, non ?
Nous sommes fiers d’accueillir des bases militaires de plusieurs pays. C’est comme un parc d’attractions pour adultes, mais avec des armes réelles ! Américains, Français, Chinois, Japonais… Tous sont les bienvenus ! Qui a besoin de souveraineté nationale quand on peut avoir un loyer ?
Notre politique étrangère est un chef-d’œuvre de diplomatie. Nous sommes amis avec tout le monde, tant qu’ils paient leur loyer à temps. C’est du pragmatisme à la djiboutienne : pas de principes, que des intérêts !
Conclusion
En conclusion, Djibouti est un pays unique, un joyau brut dans l’écrin de l’Afrique. Un pays où l’absurde côtoie le tragique, où le rire se mêle aux larmes, où l’espoir survit malgré tout. Alors, la prochaine fois que vous entendrez parler de Djibouti, ne pensez pas seulement à un petit point sur la carte. Pensez à ce pays extraordinaire où chaque jour est une aventure, où chaque citoyen est un héros de la survie, où chaque dirigeant est un artiste de l’absurde.
Vive Djibouti, ce pays qui défie toute logique, toute raison, et qui continue pourtant d’exister, envers et contre tout. Un pays qui nous rappelle que parfois, la réalité dépasse la fiction, et que l’humour est peut-être la seule réponse sensée à l’absurdité du monde.

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