
Un climat de peur institutionnalisée
Djibouti, terre d’espoir pour certains, n’est aujourd’hui que le théâtre d’une tragédie où la liberté d’expression se meurt sous le joug d’un autoritarisme sans scrupules. Dans cet espace géographique, stratégique sur la scène mondiale, les droits fondamentaux sont piétinés au quotidien. Non contents de museler les rares voix dissidentes, les pouvoirs en place n’hésitent pas à criminaliser l’opinion elle-même, transformant des citoyens ordinaires en prisonniers d’opinion.
Un pays qui réduit ses penseurs, ses écrivains, ses journalistes et ses simples citoyens au silence choisit la régression. Il scelle son avenir dans le béton de l’ignorance et du mépris des droits humains. La situation djiboutienne, où des arrestations arbitraires font écho à des répressions d’un autre âge, nous interpelle avec une urgence pressante : que reste-t-il d’un peuple qui n’a plus le droit de s’exprimer ? Que devient une nation lorsque l’acte même de penser devient un crime ?
À Djibouti, l’expression d’une opinion divergente est désormais synonyme de crime d’État. Les ruelles de ses villes, autrefois animées par des débats et des échanges, sont aujourd’hui devenues des terrains silencieux, imprégnés de la peur omniprésente d’être écouté, dénoncé ou emprisonné. Chaque mot prononcé, chaque post publié sur les réseaux sociaux, chaque simple soupir d’indignation est surveillé. Les murs ont des oreilles, et derrière ces oreilles se cache un appareil répressif inhumain, froid, méthodique.
Le régime djiboutien, comme tant d’autres autocraties, a fait de l’arrestation arbitraire une arme favorite. À chaque arrestation, c’est un message clair qui est envoyé à la population : “Tais-toi, ou tu paieras le prix fort.” Les militants des droits humains, les journalistes indépendants, et même les citoyens ordinaires ne sont pas épargnés. Aucun espace n’est laissé à l’expression libre. Pire encore, cette répression s’opère dans une indifférence quasi totale, entretenue par une propagande d’État qui maquille les réalités derrière le vernis d’une prétendue stabilité.
Prenons le cas de ces journalistes, dont la plume dérange les élites. Lorsque ces derniers osent soulever le voile sur la corruption, sur l’injustice ou sur les abus du pouvoir, ils disparaissent soudainement dans des cellules sombres, isolées du monde. On les accuse de “propagande contre l’État” ou de “diffusion de fausses informations”. En vérité, leur seul crime est de refuser de se soumettre au silence que le régime impose.
Mais ce ne sont pas seulement les figures publiques qui en paient le prix. Les citoyens ordinaires, qui osent discuter de politique dans des cercles privés ou dénoncer les injustices sur Facebook, sont également pris pour cible. Ces arrestations sont souvent accompagnées d’humiliations publiques : des perquisitions brutales au milieu de la nuit, des passages à tabac dans les commissariats, et des procès théâtraux où la culpabilité est décidée avant même qu’un juge ne prenne place.
Ce climat de peur ne se limite pas aux victimes directes. Chaque arrestation est une pierre ajoutée au mur d’intimidation qui entoure toute la société. Les familles des prisonniers politiques deviennent elles aussi des cibles : surveillées, harcelées, parfois ostracisées par une communauté qui préfère ne pas attirer l’attention. Le résultat est une société fragmentée, où chacun vit dans une paranoïa constante.
Plus insidieusement encore, le régime djiboutien a trouvé des moyens de transformer certains citoyens en complices involontaires de sa machine répressive. Des informateurs sont recrutés parmi les voisins, les collègues, parfois même au sein des familles, afin de surveiller, rapporter, et amplifier le climat de méfiance généralisée. Ce système rappelle les heures les plus sombres des régimes totalitaires du XXe siècle, où la délation était institutionnalisée.
Dans ce contexte, la peur devient un outil de contrôle social si puissant que même les voix qui aspirent au changement hésitent à se faire entendre. Pourtant, l’histoire nous enseigne que les murs de la répression ne sont jamais éternels. À force de brimer les libertés, le régime djiboutien sème les graines de son propre effondrement. Car si la peur peut contraindre les corps, elle ne peut emprisonner indéfiniment les esprits.
Le poids d’un autoritarisme sans complexe
À Djibouti, l’autoritarisme n’est pas un phénomène masqué ou subtil. Il se déploie à visage découvert, avec une arrogance décomplexée, comme si le pouvoir en place n’avait rien à craindre d’aucune opposition. Cette impunité affichée reflète un mépris total pour les principes fondamentaux de la démocratie et des droits humains. Les institutions censées protéger le peuple sont dévoyées pour servir les intérêts d’un régime qui n’a qu’un objectif : se maintenir coûte que coûte, quel qu’en soit le prix pour la population.
Les mécanismes de répression sont bien huilés. Les forces de sécurité, censées garantir l’ordre et protéger les citoyens, sont transformées en bras armé du pouvoir. La police et l’armée sont utilisées pour disperser les manifestations pacifiques, arrêter arbitrairement les opposants politiques, et maintenir un climat de terreur. Les tribunaux, loin d’être des sanctuaires de justice, sont devenus des outils de persécution. Les juges, souvent soumis à des pressions ou corrompus, rendent des verdicts dictés par le pouvoir, où la présomption de culpabilité est la règle pour quiconque ose défier le système.
Cette mainmise autoritaire s’étend également à la sphère législative. Le parlement, censé représenter le peuple, n’est qu’une chambre d’enregistrement des décisions prises par une poignée de dirigeants. Les lois sont rédigées non pas pour protéger les droits des citoyens, mais pour restreindre encore davantage leurs libertés. Ainsi, toute critique du gouvernement peut être qualifiée de “menace à la sécurité nationale”, une formule vague qui permet de criminaliser les opinions les plus inoffensives.
Plus pernicieux encore est l’usage de la propagande d’État pour légitimer ces abus. Les médias nationaux, strictement contrôlés, dépeignent le régime comme le garant de la stabilité et de la prospérité, tout en diabolisant les opposants comme des traîtres ou des fauteurs de troubles. Dans un pays où l’accès à l’information indépendante est quasi inexistant, cette manipulation de l’opinion publique contribue à renforcer la mainmise du pouvoir sur la société.
Ce système autoritaire ne fonctionne pas en vase clos. Il repose sur une élite économique et politique complice, qui bénéficie directement de la répression. Les ressources du pays, qui devraient être utilisées pour améliorer les conditions de vie des citoyens, sont détournées pour enrichir une minorité proche du pouvoir. Cette corruption systémique alimente un cercle vicieux où les inégalités se creusent, alimentant encore davantage le mécontentement populaire.
Mais pourquoi un tel autoritarisme persiste-t-il ? Parce qu’il est soutenu, implicitement ou explicitement, par des acteurs extérieurs. La position stratégique de Djibouti, au carrefour de l’Afrique et du Moyen-Orient, en fait un allié précieux pour les grandes puissances mondiales. Les bases militaires étrangères, les accords économiques et les partenariats stratégiques offrent au régime une protection tacite contre toute pression internationale. Tant que le gouvernement djiboutien reste un partenaire docile sur la scène géopolitique, les violations des droits humains sont ignorées, reléguées au second plan.
Ce système, aussi solide qu’il puisse paraître, est néanmoins fragile. L’histoire a montré que les régimes autoritaires, en s’accrochant au pouvoir par la peur et la violence, creusent leur propre tombe. Le peuple, même réduit au silence, n’oublie pas. Chaque arrestation arbitraire, chaque injustice, chaque abus renforce la colère sourde qui finira par éclater. Car un régime qui règne sans le consentement du peuple n’est qu’une ombre : il suffit d’une étincelle pour la dissiper.
La complicité internationale : un silence assourdissant
Il est des silences qui tuent autant que des actes. Dans le cas de Djibouti, ce silence est celui de la communauté internationale, de ces grandes puissances qui préfèrent détourner le regard plutôt que d’affronter les réalités d’un régime oppressif. Ce silence n’est pas seulement une omission ; c’est une complicité active, un consentement tacite qui permet à l’autoritarisme de prospérer et aux injustices de s’enraciner.
Djibouti, petite nation nichée à un carrefour stratégique, est l’un des points névralgiques du commerce mondial. Avec son accès direct au détroit de Bab-el-Mandeb, ses ports en expansion et ses bases militaires étrangères, le pays est devenu un allié incontournable pour les grandes puissances. Cette position enviable sur l’échiquier géopolitique est exploitée par le régime pour acheter l’indulgence des acteurs internationaux. Tant que Djibouti assure la stabilité dans la région et permet à ses partenaires étrangers de maintenir leurs intérêts économiques et militaires, peu importe que ses propres citoyens soient réduits au silence.
Les bases militaires, véritables enclaves étrangères sur le sol djiboutien, symbolisent cette dynamique. Les États-Unis, la Chine, la France, et d’autres nations y maintiennent des installations stratégiques. Ces bases, sources de revenus considérables pour le régime, offrent également une garantie implicite : aucune pression sérieuse ne sera exercée sur le gouvernement djiboutien, même en cas de violations flagrantes des droits humains. Cette logique, qui privilégie la stabilité régionale et les intérêts stratégiques à court terme, se fait au détriment des aspirations démocratiques du peuple djiboutien.
Le silence des institutions internationales est tout aussi accablant. Où sont les condamnations fermes des agences de l’ONU, de l’Union africaine , de l’Union Européenne, ou des organisations de défense des droits humains face aux arrestations arbitraires et à la répression généralisée ? Bien sûr, des rapports sont publiés, des préoccupations sont exprimées dans des termes vagues et prudents. Mais ces gestes symboliques, dénués d’action concrète, n’ont aucun impact réel sur le terrain. Le régime djiboutien sait qu’il peut continuer à opprimer en toute impunité, car personne ne viendra réellement lui demander des comptes.
Et pourtant, ce silence n’est pas seulement une question de géopolitique ; il est aussi économique. Djibouti est un hub commercial, et les investisseurs étrangers – qu’ils viennent de Chine, des États-Unis ou des États du Golfe – sont plus préoccupés par la stabilité de leurs profits que par les droits des travailleurs ou la liberté d’expression. Les contrats juteux signés avec le régime garantissent que les infrastructures stratégiques restent sous contrôle, mais ils verrouillent aussi la population dans une spirale de dépendance économique où les retombées locales sont minimes.
Cette complicité internationale, qu’elle soit motivée par des intérêts militaires, économiques ou politiques, est un affront direct aux valeurs que ces nations prétendent défendre. Comment les puissances occidentales, qui se posent en champions des droits humains, peuvent-elles continuer à collaborer avec un régime qui bafoue ces mêmes principes au quotidien ? Comment justifier la passivité face à une injustice aussi flagrante ?
Le pire, c’est que cette hypocrisie n’est pas sans conséquence. Elle envoie un message désespérant au peuple djiboutien : personne ne viendra à votre secours. Les voix qui s’élèvent pour dénoncer les abus se heurtent à un mur d’indifférence, renforçant encore davantage le sentiment d’isolement. Mais elle envoie aussi un message aux dirigeants oppressifs partout dans le monde : tant que vous servez les intérêts des grandes puissances, vous pouvez agir à votre guise dans vos propres frontières.
Ce silence, cette complicité, n’est pas simplement une trahison du peuple djiboutien. C’est une trahison de l’idée même de justice et de dignité humaine. Pourtant, il n’est jamais trop tard pour agir. La communauté internationale doit sortir de sa complaisance, exiger des comptes et conditionner son soutien économique et militaire à des réformes concrètes. Le peuple djiboutien ne demande pas la charité ; il demande simplement que ses droits soient respectés.
Une jeunesse muselée, un avenir hypothéqué
Si l’autoritarisme djiboutien frappe durement l’ensemble de la population, c’est la jeunesse qui en paie le prix le plus élevé. Dans un pays où la répression est institutionnalisée, les jeunes, censés incarner l’avenir, sont réduits au silence, privés d’opportunités et d’espoir. Leur énergie, leur créativité et leur potentiel sont étouffés sous le poids d’un système qui les empêche de rêver, de s’exprimer et d’agir.
À Djibouti, la jeunesse représente la majorité démographique. Pourtant, elle est la grande oubliée des politiques publiques. Les écoles et universités manquent de moyens, les infrastructures éducatives sont insuffisantes, et l’accès à une éducation de qualité reste un privilège réservé à une minorité. Cette négligence systématique n’est pas le fruit du hasard : un peuple éduqué est un peuple capable de réfléchir, de questionner et de revendiquer ses droits. Mais en privant les jeunes de cet outil fondamental, le régime s’assure que la majorité d’entre eux restera confinée dans une précarité intellectuelle, économique et sociale.
Pour les quelques jeunes qui parviennent à surmonter ces obstacles et à acquérir une formation, la réalité du marché du travail vient briser leurs aspirations. Le chômage atteint des niveaux alarmants, et les opportunités sont souvent réservées à ceux qui ont des connexions dans l’élite dirigeante. Cette marginalisation économique alimente un sentiment d’injustice et de frustration, mais elle sert aussi de mécanisme de contrôle : sans emploi et sans ressources, les jeunes sont maintenus dans une dépendance totale à un système qui ne leur offre aucune alternative.
Mais la répression de la jeunesse djiboutienne ne se limite pas à la sphère économique. Ceux qui osent s’organiser pour dénoncer les injustices ou revendiquer leurs droits sont systématiquement ciblés. Les mouvements étudiants, qui devraient être le terreau de la pensée critique et de l’engagement politique, sont étouffés dès leur naissance. Les leaders étudiants sont arrêtés, harcelés ou contraints à l’exil. Les réseaux sociaux, qui pourraient servir de plateforme pour mobiliser et sensibiliser, sont surveillés de près, et les jeunes qui y expriment des opinions critiques sont rapidement réduits au silence.
Ce musellement systématique a des conséquences profondes sur l’état d’esprit de la jeunesse. Face à un avenir obstrué par la répression et l’absence d’opportunités, beaucoup sombrent dans le désespoir. L’émigration devient alors une solution tentante, et de nombreux jeunes risquent leur vie pour fuir le pays, à la recherche de meilleures perspectives ailleurs. Ce phénomène, loin d’être une solution, prive Djibouti de ses forces vives et affaiblit encore davantage son potentiel de transformation.
Cependant, malgré la répression, des lueurs d’espoir subsistent. Certains jeunes, armés de courage et de détermination, continuent de défier le régime. Ils utilisent des moyens créatifs pour contourner la censure, organisent des mouvements clandestins et s’efforcent de sensibiliser la population. Leur résistance, bien que souvent invisible, témoigne de la résilience d’une jeunesse qui refuse de se soumettre entièrement.
Pour sauver l’avenir de Djibouti, il est impératif de libérer cette jeunesse des chaînes qui l’entravent. Cela passe par une réforme profonde du système éducatif, par la création d’opportunités économiques et par la garantie de droits fondamentaux, notamment celui de s’exprimer librement. Mais cela exige aussi une prise de conscience collective, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, pour soutenir les jeunes dans leur quête de justice et de dignité.
Car une nation qui brime sa jeunesse est une nation qui se condamne elle-même à la stagnation. Les rêves des jeunes djiboutiens, leur énergie et leur engagement sont les clés d’un avenir meilleur. Les réduire au silence, c’est hypothéquer non seulement leur futur, mais celui de tout un peuple.
Un cri pour la résistance et le changement
Dans le silence oppressant qui recouvre Djibouti, il reste une étincelle, un souffle de résistance qui refuse de s’éteindre. Ce cri pour la justice, étouffé mais toujours présent, porte les espoirs d’un peuple qui aspire à briser les chaînes de l’oppression. Car, malgré l’autoritarisme brutal, malgré les arrestations arbitraires et les humiliations, il subsiste une vérité irréfutable : aucun régime ne peut éternellement bâillonner un peuple assoiffé de liberté.
La résistance djiboutienne ne se manifeste pas toujours à travers de grandes manifestations ou des actes spectaculaires. Souvent, elle s’exprime dans des gestes simples, dans le courage quotidien de ceux qui, malgré les risques, osent encore parler, écrire, ou agir. Cette résistance silencieuse est un acte de défiance puissant contre un système qui cherche à effacer toute dissidence. Chaque mot prononcé contre l’injustice, chaque acte de solidarité, chaque appel à la dignité humaine est une pierre jetée contre le mur de la tyrannie.
Mais pour que cette résistance devienne un moteur de changement, elle a besoin de soutien. À l’intérieur du pays, les citoyens doivent se mobiliser, non pas dans la peur, mais dans une union solidaire et pacifique. L’histoire regorge d’exemples où des peuples désarmés ont réussi à renverser des régimes autoritaires simplement par la force de leur unité et de leur détermination. Djibouti n’a pas besoin de violence ou de chaos : il a besoin d’une voix collective, ferme et claire, exigeant un changement immédiat et radical.
Ce cri pour la liberté ne doit pas être ignoré par la communauté internationale. Les organisations de défense des droits humains, les gouvernements étrangers et les institutions internationales ont un rôle essentiel à jouer. Ils doivent cesser de tolérer l’oppression sous prétexte de préserver la stabilité régionale ou de protéger leurs intérêts économiques. Il est temps d’exercer des pressions diplomatiques et économiques sur le régime djiboutien, en conditionnant toute coopération à des réformes concrètes et vérifiables.
Les diasporas djiboutiennes, éparpillées à travers le monde, ont également un rôle crucial à jouer. Elles peuvent devenir la voix de ceux qui ne peuvent pas parler, sensibiliser l’opinion publique internationale et mobiliser des ressources pour soutenir la lutte sur le terrain. Leur engagement est un pont entre l’intérieur et l’extérieur, un moyen de briser l’isolement imposé par le régime.
Enfin, ce cri pour le changement doit aussi être un appel à l’espoir. Les oppresseurs cherchent à convaincre les opprimés qu’il n’y a pas d’alternative, qu’aucun avenir meilleur n’est possible. C’est un mensonge. L’histoire a prouvé à maintes reprises que même les régimes les plus puissants peuvent s’effondrer lorsque les peuples se lèvent. Djibouti n’est pas condamné à vivre sous la répression. Avec une mobilisation collective, une solidarité nationale et un soutien international, il peut se relever et bâtir un futur où les droits fondamentaux ne sont plus des privilèges, mais une réalité pour tous.
Cet opuscule est un appel à la conscience, un rappel que chaque acte de résistance, si petit soit-il, compte. Il est un message à tous les Djiboutiens, à l’intérieur et à l’extérieur du pays, pour leur dire que le changement est possible. Et il est aussi un avertissement au régime en place : le peuple peut être réduit au silence, mais il ne sera jamais vaincu.
Le jour viendra où Djibouti retrouvera sa voix, où les murs de la répression s’effondreront sous le poids de la vérité et de la justice. Ce jour-là, l’histoire se souviendra de ceux qui se sont battus pour la liberté, même dans les moments les plus sombres.

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