VERS UNE PRODUCTION PERFORMANTE (1ere Partie)

Nous admettons et gardons à l’esprit l’importance de chacun des secteurs de l’économie,  ainsi que celle de la totalité des acteurs devant concourir à l’animation de la vie économique nationale. Tous contribueront, selon leurs modes respectifs et leurs places definies, à l’implantation définitif du champ d’efficacité communautaire. Mais disons-le clairement: au moment crucial de descendre dans l’action, nous engagerons l’essentiel de nos forces sur un même front prioritaire. Celui dont l’activité,  selon toute objectivité, tient celle des autres fronts en attente.  Dans l’univers contraignant de l’action, il est de la nature d’être construite suivant un ordre opérationnel déterminé. À cet égard, la priorité ne reçoit pas plus d’un convive à sa table à la fois. Une priorité n’est pas une urgence qui appelle des actions expéditives et désordonnées. Au contraire, elle exige un usage intelligent des groupes et constitue un paquet de conditions préalables aux actions ultérieures. Si nous nous fions à la direction des incompétents et des agités, qui ouvrent mille fronts prioritaires à la fois, ils nous feront assurément crever de faim et de soif à la fois, ainsi qu’a fait Buridan de son âne.

Ces principes, quoique cardinaux, ne sont pas évidents dans l’esprit embrouillé de ceux qui n’ont rien fait de leur dix doigts, et dont les pensées vadrouillent de lieu en lieu, à la manière des âmes assassinées. Ils sont entraînés à la spéculation et à la quête de mille choses subsidiaires, et ne peuvent que diluer l’action dans ces vagues et grotesques verbiages. Ils cherchent leurs réalisations loin des pensées pures et des actions concrètes, celles qui engendreront la vie.

Qu’il soit dit partout, dans chaque pays, nous sommes intéressés par les évènements à venir, lesquels nous souhaitons chevaucher bien à califourchon la tête pleine d’idées nouvelles. Nombreux sont ceux d’entre vous qui se ferment encore  les yeux face à la réalité, comme si un trop-plein de lumière les aveuglait aux choses de chez nous. La production des denrées agricoles devance et conditionne l’industrie et le commerce. De ce fait, la production agricole, dans nos pays, n’est pas un des secteurs de l’économie, elle en est l’objet initial, le principe. Sinon, jusqu’où voulez vous pousser la fantaisie? Jusqu’à croire que nos pays construiront, à contretemps et à contresens, chacun pour sa part, sa métallurgie lourde, sa sidérurgie et son aéronautique civile et militaire?

Non, il est tard maintenant. Le monde n’est plus cloisonné, il est d’un seul tenant, à l’instar des eaux d’un même océan. Et nous sommes bien placés en République de Djibouti pour en entendre constamment une propagande vide de tout sens.

Or aussi loin que l’intelligence humaine peut percer, l’avenir verra se renforcer la pratique de cette division du travail entre les grandes régions du monde. Quand le bon moment sera venu, chacun saura d’instinct, dans ce partage des instruments et des sons, des castagnettes ou du gong géminié, du tam tam à deux faces ou du tambour géant, de quel instrument il devra jouer, et à quelle mesure, pour avoir part à la symphonie un peu rugueuse qui s’ elevera du monde de demain.
Quiconque refusera sa participation verra sa voix et celle de sa descendance réduites au silence.

Pour notre part, nous en sommes convaincus, et maints facteurs en témoignent, l’Afrique de demain sera agricole ou ne sera pas.

Voyer, les quelques États dans nos régions qui ont su se hisser à un niveau passablement significatif d’activités économiques sont les seuls qui se sont donnés une agriculture vigoureuse. Même ceux des Etats d’Afrique que le sort a établis sur d’énormes richesses du sous-sol, et qui ont fait l’impasse sur la promotion des produits de la terre, sont en peloton de queue aujourd’hui. C’est vrai qu’il y a de la main de l’homme dans leurs malheurs. Mais la richesse la plus saine est d’abord agricole. Les produits de la terre sont de toute noblesse parce qu’ils constituent le point de départ quasi exclusif, la matière et l’objet de toutes les activités qui animent la vie économique. Le développement rural est très certainement, pour nos États, la priorité que les mille autres priorités doivent attendre bon gré mal gré, sans nous en distraire le temps d’un clin d’oeil.

PLAIDOYER POUR UNE FISCALITÉ DE DÉVELOPPEMENT: Une fiscalité acceptée et appliquée.

Sans vouloir  essayer de réinventer l’eau chaude, il n’est pas de trop de rappeler quelques principes fiscaux de base aux responsables actuellement aux affaires. Une nécessité plus qu’urgente au regard de la performance de la République de Djibouti en matière de climat des affaires (171eme sur 189 au classement du DoingBusiness 2016).

Un système fiscal efficace est celui qui débouche sur « le consentement volontaire à l’impôt ». Ceci ne peut être atteint que si la fiscalité est acceptée et appliquée.

Or, une règle est plus facilement acceptée et mise en oeuvre par les parties concernées si les quatre conditions cumulitativement sont réunies:

  • Les parties concernées ont participé à son élaboration;
  • Elles ont été mises au courant de l’existence de la règle fiscale et de son évolution;
  • Elles ont été mises au courant du pourquoi de la règle fiscale
  • et de l’utilisation qu’il en est fait des sommes collectées grâce à la règle fiscale

Dans un système organisé, l’impôt constitue la source de base des revenus nécessaires au fonctionnement et au développement économique, social et environnemental de l’Etat.
Grâce aux moyens résultants de la collecte des impôts et taxes, le gouvernement promeut, oriente et realise les objectifs de l’essor économique du pays.
La collecte des impôts et taxes est organisée par la fiscalité. Or, la fiscalité s’applique notamment aux entreprises qui constituent la part la plus importante (en valeur) des contribuables.

Aussi la fiscalité doit concilier à priori des intérêts contradictoires:

  • l’intérêt de l’Etat qui consiste à rechercher, à travers les impôts et taxes, le maximum de ressources pour financer ses politiques,
  • et l’intérêt de l’entreprise, qui tout en acceptant de contribuer à l’effort public, ne peut pas survivre dans un contexte de suppression fiscale.

Le « système fiscal efficace » est donc, celui qui, au nom de l’intérêt général, permet de couvrir les besoins financiers d’un État tout en minimisant les impacts négatifs sur l’efficacité des entreprises et en contribuant au bien être du contribuable. Aussi, si la question d’une réforme de la fiscalité se pose avec acuité, c’est parce que, le système fiscal djiboutien actuel ne parvient plus à concilier les exigences budgétaires, avec le développement économique du pays, qui repose, entre autre, sur la dynamisation du secteur privé.

Ce constat posé, il est possible de s’enquérir de l’opportunité de lancer une réflexion sur une véritable réforme de la fiscalité djiboutienne afin d’élaborer une plateforme de propositions qui au-delà des modifications à apporter au Code Général des impôts, pourrait déboucher sur une réforme PROFONDE et AMBITIEUSE de la fiscalité, en entraînant des changements conséquents et radicaux et portant à la fois sur le système fiscal, l’organisation et les mentalités

Au cours des dernières « Assises Fiscales » et au regard de ce qu’elles ont accouché outre une 171eme place au classement du DoingBusiness, alors soit nous continuons à nous complaire dans le superficiel et des opérations de communication, ou bien nous nous ressaisisons si les ambitions pour Djibouti demeurent encore la création et la dynamisation de pôles de croissance et de développement et la réduction de façon significative de la  pauvreté.

OBJECTIFS DU MILLÉNAIRE, COP21, COP22,…et SOLON.

DE SOLON À LA COP21 http://exdjiboutisemperaliquidnov.blogspot.com/2015/09/de-solon-la-cop21.html

LE DISCOURS DES INSTINCTS GRÉGAIRES.

« Je préfère mon fils et ma fille a mon frère et ma sœur, mon frère et ma sœur à mon cousin et ma cousine, mon cousin et ma cousine à mon voisin et ma voisine… »

Il s’agit de discours agissant dans le sens l’activation de l’instinct grégaire des communautés,  de sermons insensés et démentiels visant à réanimer, partout où cela se peut encore,  les sentiments éthonocentriques et régionalistes des populations. Le but étant que s’établisse le faux débat, celui qui n’a aucun contenu, au sein duquel l’intelligence ne servant plus à rien cède la place à ce que chaque peuple possède en lui d’animalité. Ce type de discours agît contre le sentiment national sain, en suscitant et en alimentant des frustrations qui peuvent être réelles où fictives. La manœuvre étant de dresser les constituants d’une même contingence nationale les uns contre les autres.

Oui, qu’elle soit récente ou ancienne, homogène ou diverse dans sa configuration tribale ou ethnique, la nation est une contingence utile, dans le sens où elle permet la formation de groupes humains devant apporter une contribution commune à la civilisation universelle et à la création. À nos nations naissantes, déjà sous dimensionnées, les femmes et les hommes de l’ethnocentrisme et du régionalisme font courir de grands risques d’éclatement et même de disparition. Ce type de discours est, bien entendu, le fait d’individus incompétents, inintelligents, et franchement incapables de se faire une place sur le terrain fécond et exaltant des combats d’idées. Ils sont réduits pour cela à marchander, toute honte bue, un stock de partisans naturels, dont ils travaillent sans relâche à préciser les contours et l’individualité.

Ainsi qu’il se voit, ces politiciens volent particulièrement bas et font courir à tous le risque d’écueils subits. Ces niais publics ont leurs équivalents, niveau de conscience pour niveau de conscience, dans les États développés du monde, où à défaut d’opposer les groupes ethniques et régionaux trop longtemps harmonisés, ils œuvrent à gonfler et animer le fantôme d’un étranger envahissant. C’est le fait des ultas-nationalistes et autres fascistes. Que l’Esprit des peuples nous préserve de ces démons vieux et jeunes!

Les sentiments tribalistes et régionalistes agités ça et là sont sans contenu réel. À la vérité, ils sont un non-lieu politique. D’autre part, les découpages territoriaux auxquels on y fait gravement référence, en terme de Nord, Sud, Est, Ouest sont si récents, si peu signifiants, et très certainement si arbitraires que c’est se hisser au plus haut sommet de la bêtise que s’y attardera un instant. Quand aux inclinaisons tribales, elles côtoient de trop près l’instinct grégaire des bêtes: je ne veux rien en dire de plus. Le discours tribaliste, ethnocentrique et régionaliste est le plus dangereux de tous, car la plus petite braise peut mettre le feu à toutes les forêts du monde. N’attendons pas que s’installent les radios et autres sites web des Milles collines, avant de nous indigner, car chaque fou se fait nommer au nombre de collines dont il dispose; et même une colline c’est assez effrayant.

Cependant, il faut reconnaître que d’énormes disparités existent, persistent et souvent entretenues entre nos régions, nos villes et villages; entre nos lieux-dits et hameaux, entre nos familles aussi; et par-dessus tout, au sein des différentes entités qui composent l’entité immédiatement englobante. De même, des pratiques immondes d’injustice, de discrimination en tout genre se perpétuent jour et nuit sous nos yeux, pour le moins agacés, sans qu’aujourd’hui ni la force des mots ni celle des bras y puissent rien faire.

Cependant, nous devons travailler avec ardeur à remédier à ces maux, qui constituent autant de bombes à retardement, autant de mines dissimulées sur des milliers de pistes. Les guerres intestines n’ont jamais été propres à remplir une mission de construction. Au contraire, elles font tout voler dans un fracas infernal et infectent l’avenir de sentiments de haine et de destruction. Elles nous donnent le mal en stocks inépuisables. L’édification nationale requiert plutôt intelligence et le service généreux des hommes et des femmes du pays. La réussite de l’œuvre découlera de notre compétence et de notre amour de la patrie; mais jamais de notre sauvagerie collective partagée.

Ainsi, tous, où et en quelles heures de la nuit ou du jour que nous soyons, nous devons discerner, dénoncer et combattre de toutes nos forces, les moindres circonstances, situations, attitudes et langages qui concourent à consolider le sentiment tribal et régionaliste, car ces expressions ont le mérite de dévoiler au grand jour la stupidité de leurs auteurs, elles font courir à tous le risque de la destruction.

MORALE ET CIVISME DANS LA NATION DJIBOUTIENNE.

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« En notre temps, la seule querelle qui vaille est celle de l’homme, c’est l’homme qu’il s’agit de sauver, de faire vivre et de développer ».

Charles de Gaulle
(Conférence de presse, 25 mars 1959).

Quand nous exigeons l’assainissement profond des mœurs publiques et privées dans le cadre du processus de construction et de rayonnement de nos pays, ce n’est pas tant par dévotion morale et civique que par une nécessité basique dont est tributaire la préservation physique même de nos nations. Les repères moraux et civiques, dont la force contraint l’individu moyen à contribuer au renforcement du corps social, pourraient s’évanouir, et ne laisser la place qu’à la sauvagerie et à arbitraire, et nous ne serions plus loin de notre apocalypse 

Partout, les bases d’une accumulation utile du travail communautaire doivent être assises sur une rigueur implacable dans la gestion des ressources. Ainsi, qu’un sol fangeux ne peux recevoir sans un travail d’assainissement préalable l’ouvrage le mieux conçu au plan technique et architectural, de même le meilleur programme de développement ne peut être implanté et se maintenir dans un contexte de déchéance morale et civique généralisée. C’est pourtant ce que révèle l’état de lieu aujourd’hui.

Nous somme cruellement suspendus, mis en apesanteur. Nous nous sommes décrochés de notre astre originel, sans avoir raccroché un autre véritablement. Nous ne sommes pas le résultat d’un métissage culturel enrichissant, comme il a été dit jusqu’à ce jour. Au contraire, nous sommes un mélange instable, atypique et passablement stupide. Nous sommes désaxés. Le substrat culturel est le support de la norme morale qui conduit chaque société. Il est aussi notre sens du beau et notre repère du bien. Avoir perdu ces trésors des peuples fait planer sur nos communautés de grands risques quand à leur survie même. Mais contrairement à ce qu’avance une certaine pensée moderne, nous étions au départ une société parfaitement structurée, dotée d’une morale ainsi qu’une philosophie claire, autant que celles des autres peuples.

La situation appelle une entreprise de sauvetage, une suite de mesures d’assainissement en profondeur concomitamment aux actions d’édification nationale. Mais, elles ne sont qu’un préalable. L’ordre des actions importe grandement; il découle de la nature même des choses, et aucune force ne peut y déroger. Il vaudrait mieux renoncer à la vie même si l’on ne concsentait à agir selon l’ordre des choses. Il faut assainir le sol avant d’ériger un édifice viable; il faut administrer une bonne potion contre les parasites avant de proposer au patient une bonne alimentation; enfin, il faut chasser les chimpanzés du grenier, avant de crier aux enfants du pays: aux moissons et que sa grouille!

Voilà pourquoi une guerre totale contre la corruption, les délits et crimes qui lui sont voisins est une condition nécessaire  au programme de développement que nous préconisons. Il apparaît alors parfaitement ingénu de caresser le moindre rêve, la moindre espérance de vie et de rayonnement pour la nation, si nous ne sommes pas prêts à payer le prix de l’assainissement, peut-être même de l’amputation. Puisque la purification morale et le renforcement civique des citoyens est le premier gage de développement harmonieux et de la paix sociale, nous entendons y jeter toute la force de l’Organisation.

On a entendu quelquefois des discours embrouillés qui tendent à soutenir qu’un effet positif pourrait, dans certains cas, être attaché à un contexte de corruption généralisée et s’enrichissement frauduleux de quelques uns, au détriment du plus grand nombre. Ils tendent àsoutenir qu’un pays pourrait trouver son équilibre dans la fange de la corruption et se construire un système économique et social non pas seulement informel mais souterrain, fait de galléries infectées par où transite l’essentiel des ressources du pays.

Examinons ces situations d’illusions et de bombes à retardement. Nous verrons qu’ils induisent invariablement des mouvements politiques extrémistes et brutaux, fait de diverses formes de guérillas, d’attentats terroristes, de décapitations, d’industries de produits nocifs, de records de criminalité battus et tant d’autres fléaux encore. Ainsi il se forme de multiples affluents de violences qui grossissent celui plus fondamental d’un État dictatorial. Les peuples perdraient leur nature profonde s’ils venaient à s’accommoder de l’injustice sociale, de la faim et de la souillure de leurs dirigeants.

Nous n’avons plus le choix. Nous devons maintenant nous attaquer à nos canardières de fiantes glaireuses et puantes, que nous laissons monter en grade de saletés inégalées. Nous devons maintenant ouvrir nos fosses communes de crimes dissimulés, les langes du nouveau-né et le linceul du mort que le froid tenaille, les haillons du pauvre qui cuit au soleil, nous les avons tous volés, nous les vauriens, nous qui volons par manies inguérissable. La nausée atteindra son paroxysme. Les viscères nous monterons à la gorge, et nos bouches se chargeront de baves abondantes. Tant nous avions été malhonnêtes, tant nous avions été sales.

Les cas de déchéance extrême, vécus par certains États supposés modernes mais qui croupissent en fait dans les âges primitifs de la morale et du civisme, se sont tous révélés non viables. Et d’énormes efforts ont dû être consentis ces dernières années pour dissoudre les mariages incestueux entre le pouvoir d’Etat et la pègre.

Que peut on jamais obtenir, au sein d’une Nation, de politiciens chefs de gang qui braquent tout un peuple à long terme; de ministres qui rongent et pillent; de hauts fonctionnaires incompétents; d’agents soi-disant assermentés qui souillent chaque jour l’uniforme national; de mécaniciens qui permutent les pièces de rechange des engins confiés à leurs soins; de professeurs qui font payer l’octroi d’un diplôme en argent et nature; d’avocats qui détournent à leur profit l’indemnité des orphelins; de chirurgiens qui, horreur extrême, dérobent les prothèses des malades qu’ils opèrent; tant d’autres comportements diversement impensables dont nous de la possibilité, sinon du caractère commun?

Tous les discours sur le développement des pays, qu’il s’agisse de ceux de mille théoriciens sans prise sur le réel, ou des nôtres, assis sur l’éveil économique des communautés rurales et péri-urbaines comme point de départ du développement compréhensif, ne pourront ni produire le développement, ni  même l’héberger, si rien n’est fait pour contrer le pillage en règle des ressources nationales.

Produire le développement consisterait à en assoir les bases dans nos contextes propres, dans nos ressources, dans nos efforts et nos créativités; à engager des réflexions pratiques et larges sur la stagnation de la vie de ce côté-ci du monde; et enfin à conduire des actions courageuses dans le sens bien tracé de ces mêmes préoccupations. Non pas en attribuant à tous les problèmes qui nous accablent, y compris ceux qui sont ouvragés par nos propres mains, une urgence égale, en en érigeant une rigoureuse table de priorité, à laquelle nous conformer, comme si ce fut des ordres émanent de l’Esprit même du Peuple. Voilà notre moindre devoir, et l’ombre de la honte porte sur nous so nous offrons moins qu’un engagement total et sincère à cet égard.

Héberger le développement équivaudrait, à défaut de pouvoir le produire, à être au moins en mesure de coordonner et gérer les ressources mises à la disposition de nos pays, par la bienfaisance internationale. Notre politique de la main tendue et de la larme suspendue aurait des chances de succès. Et chaque jour, l’étranger nous apportera le développement en pièces préfabriquées. C’est arrivé à établir et à maintenir une gestion saine au sein de l’Etat-mendiant de sorte que le peu de vivres généreusement déposés à nos portes, par les divers étrangers de passage ou en campement dans nos pays, emprunte les chemins classiques du gouffre sans fond des vaines prestations sociales et des investissements insensés. Car, en réalité, aucune action de charité, encore moins celles résultant de conventions et autres traités de nature dolosive caractérisée, dans un État libre, les conditions du dynamisme intérieur, nécessaire à la créativité et au développement authentique.

JE SUIS DONC JE DIRIGE: DU COUP D’ÉTAT OU LE POUVOIR PAR ARRACHAGE.

Le coup de force est un moyen d’appropriation du pouvoir politique par les armes. L’efficacité militaire, supposée ou rélle, complétée d’audace et de fougue est seule en action. Et même si des proclamations sont lues, elles ne viennent ni pour persuader, ni pour exhorter; mais pour annoncer et menacer;

              Les faits sont claires: un grand désordre a cours sous la houlette de dirigeants politiques élus ou précédemment imposés, sous le regard complaisant de la population globalement irresponsable. Des patriotes en coque vide endossent des vêtements nationaux pour faire halte à l’incurie. Quoi de plus juste.


                   En effet, dans un univers où à peu près tout va mal, et où quasiment rien de bien ne se construit, toute tentative d’interruption de l’ordre courant a des apparences salutaires tous les acteurs d’un quelconque changement ont des allures de heros. Même si le propre des illusions est de s’évanouir l’instant d’après. 


                   L’armée et les forces de sécurité, de tous les temps, sont des structures sociales les plus performantes. Elles sont, avec la religion, pemières ex-aequo en matière d’efficacité embrigadantes des peuples. L’armée et les forces de sécurité en cette matière operent par leur structuration interne génératrice de terreurs objectives. Quand bien même se desagregeraient elles, l’armée et les forces de sécurité seraient les toutes dernières organisations à tomber en déliquescence. Il ne peut du reste en être autrement. Leurs moindres gestes sont amples et lourds de conséquences. Elles savent préserver leurs forces et jouissent, de capacités de ménagement poussées. Même leur désagrégation finale est comparable à celle de l’atome.


                       Elles émettent une formidable force de feu. Elles sont une mine d’énergie brutale , ainsi que chacun le sait. Quand aux membres qui les composent, on en a toujours fait des machine à obéir. Ils sont les mêmes depuis le temps des pharaons jusqu’à nos jours.


                          Pour revenir aux chefs de nos armées et forces de sécurité, sous l’angle de leurs intempestives incursions dans la vie publique, ne nous perdons pas en discours vitriolés sur les cas extrêmes d’inculture et de cruauté outrancières, de vol à main armée, car c’est bien ce qu’ils font. Ils sont si laids en leur action et en leur substance, qu’aucune peinture ne peut davantage les défigurer. Ils vous braquent un peuple entier de longues années durant et vous le dépouillent jusqu’au linceul, toujours avec la complicité de nos très chères grandes nations soi-disant qui, naguère nous avaient exporteé la civilisation; cette même civilisation qu’il est impératif de sauver présentement des hordes de barbares religieux fondamentalistes. Nous en reparlerons plus amplement.


                       Examinons plutôt les circonstances où les chefs militaires et sécuritaires, de même niveau de conscience que leurs homologues civils, accèdent au pouvoir suprême de l’Etai par la force des armes. D’emblée, le décor est planté et les règles du jeu connues de tous. Ce n’est pas que: qui tue par l’épée périra par l’épée, mais les même règles qui ont prévalu à la conquête du pouvoir prévaudront à sa conservation et aussi à sa passation d’une main à une autre, à son arrachage devrions-nous dire en cette occurrence. Cet état de chose n’a pas cours seulement cours dans la conscience des seuls acteurs politiques. Il a aussi cours dans celle des citoyens en général. Et c’est là que réside le drame. Le fait même que le pouvoir politique ait pu être conquis par la force des armes, et se doit d’être, pour cette même cause, conservé et transmis par des moyens similaires, entraîne des conséquences majeures.


                   Premièrement, c’est une incommensurable quantité d’énergie qui est dissipée, aux seules fins de conserver par les armes un pouvoir, lui-même acquis par les armes. Cet état de fait épuise grandement les acteurs en place, et les détournent des réflexions et actions devant concourir aux avancées communautaires, au cas oū ils en auraient quelques intentions. Mais un fait est indéniable: il faut faire le guet contre la prochaine intrusion. Puisque ni les antécédents, ni même le fondement de l’ordre courant, ne sont contraires à la pratique de telles razzias. Dans les faits, il s’agit d’entreprises aussi diverses que les gardes spéciales, les polices politiques, les milices ethnico-tribalo-régionales, toutes évoluant dans leurs multiples fonctions de filatures, de harcèlements, de privations de liberté et même de génocides. En confisquant pour leurs seuls services les moyens de communication, elles maintiennent le peuple sous un feu nourri de mensonges et de désinformation insoutenables. Et il se trouve toujours des professionnels médiocres et des intellectuels en fer blanc, dont la cervelle a roulé dans le ventre, pour se mettre aux ordres.

                               Deuxièmement, toutes cette machine de brutalité va être huilée de fonds importants. Et comme il s’agit en l’occurrence d’entreprises obscures, elles ne peuvent s’accommoder que de fonds tout aussi obscures. Et il faut que ces derniers soient lèves par les chefs de gangs aux plus hauts niveaux. Ainsi, le risque de généralisation de la corruption au sein de la classe dirigeante est complet. C’est vrai, qu’on a pu observer des cas rarissime, oū le monarque, chef de la République, a réussi le tour de force exceptionnel consistant à conserver pour lui tout seul, un petit carré de voleurs agréés, le monopole sur le pillage des biens publics. Mais cet état de chose n’est pas le plus courant. Et cela ne peut se faire qu’au prix d’une violence répressive des plus inouïes.

                                  Troisièmement, la gloutonnerie par laquelle la horde des politiciens et autres satrapes vont dilapider et piller le bien public ne connaît pas de bornes. Ceci résulte du fait que ces pirates de la terre ferme, embusqués dans nos ministères, administrations centrales ou décentralisées, sociétés nationales et bien entendu, au sein des sacro-saints “secteur privé” et “société civile”, demeurent dans l’ignorance totale de quand pourrait subvenir la fin du banquet de la honte, puisqu’il n’y a ni mandat ni terme connu. Le pouvoir politique politique acquis par la force des armes et/ou conserver par la force des baïonnettes est de la même nature que celui exercé par un chef de gang quelconque. Il n’y a pas entre les deux une différence de nature, mais de simple dimension, de champ d’action. Et des pays entiers sont restés sous ce régime de braquage prolongé. D’autres y demeurent encore, malheureusement.

DE LA FAISABILITÉ DES PERSPECTIVES DE DÉVELOPPEMENT EN RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI?

Source: DE LA FAISABILITÉ DES PERSPECTIVES DE DÉVELOPPEMENT EN RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI?

De la stratégie d’ensemble.

DE LA FAISABILITÉ DES PERSPECTIVES DE DÉVELOPPEMENT EN RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI

Source: DE LA FAISABILITÉ DES PERSPECTIVES DE DÉVELOPPEMENT EN RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI

DE LA FAISABILITÉ DES PERSPECTIVES DE DÉVELOPPEMENT EN RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI

La dynamique de changement suggérée par ces perspectives de développement suppose, en vue de sa réalisation, contrairement à la vision « integrative » portée par certains pays de l’Igad, un certain nombre de conditions financières, économiques, sociales et institutionnelles.

Ces conditions ont trait aux sources de financement des choix stratégiques,  aux options globales en matire de politique économique, aux choix sectoriels essentiels, aux principales priorités sociales et aux rôles des acteurs dans la stratégie de changement.

De la stratégie d’ensemble.

La stratégie d’ensemble consiste en la mise en perspective appelée à définir le cadre dans lequel devrait s’ ‘ inscrire, pour la République de Djibouti de demain,  les orientations générales, les objectifs à atteindre et les moyens pour les réaliser.

De ce fait, la stratégie d’ensemble,  vise à définir les composantes d’une vision sur la base de laquelle devrait reposer une série de stratégies sectorielles, sociales et spaciales indispensables pour l’accroissement des performances du système productif national.

Par ailleurs, la stratégie d’ensemble retenue consiste à valoriser l’ensemble des potentialités du pays en vue d’orienter et de mieux maîtriser le processus de développement.  L’objectif d’une telle vision est de réaliser une croissance soutenue et un développement durable dans un cadre organisationnel et institutionnel réduisant l’impact des aléas et des dysfonctionnements sur l’évolution de l’activité économique, l’objectif ultime étant de garantir une meilleure insertion de l’homme dans l’espace social.

1.Stabiliser le taux de croissance à un niveau élevé. 

Régulariser l’activité économique dans un contexte de développement, nécessite trois types d’action :

  • Le premier est une action de long terme sur les structures de l’économie dont elle cherche à réduire les rigidités. Il vise, d’une part, à normaliser et développer l’activité du secteur le plus important, afin de le rendre moins sensible aux aleas. D’autre part, à développer les activités tant du secteur primaire, en le hissant au niveau de secteur hautement stratégique, que du secteur secondaire.
  • Le second type d’action, de court et moyen terme, vise à libérer la politique économique de l’unique objectif budgétaire ,à lui rendre sa flexibilité et à élargir le champ d’action pour atténuer les effets des fluctuations économiques le long du sentier de la croissance. Les politique budgétaires et dans une moindre mesure, monetaire, recouvrent ainsi toute leur dimension à côté notamment des politiques des échanges extérieurs. Les effets indésirables des fluctuations de grande amplitude des importations des produits intrants sur le reste de l’économie, pourront ainsi etre au moins partiellement neutraliser. Il en est de même des chocs extérieurs.
  • Le troisième type d’action consiste en la création d’un dispositif de sécurité conjoncturelle et de gestion de l’incertain. Ces actions, tout en contribuant à une régularisation positive des fluctuations de la croissance,  ameliorent la compétitivité interne et externe de l’économie nationale.

Un tel objectif suppose, cependant, un environnement productif favorable au moyen d’un renforcement des infrastructures de base, d’un système d’éducation et de formation approprié et d’un contexte culturel et institutionnel stimulant l’initiative, la concurrence loyale et la solidarité.

2. Renforcer les infrastructures publiques. 

Le diagnostic relatif à la situation des principales composantes des infrastructures publiques révèle que le déficit dans ce domaine est tel que seule une stratégie volontariste est à même d’en atténuer l’ampleur. Cependant, dans un contexte national de rareté relative des ressources publiques allouées aux infrastructures de base, la mise en place d’une stratégie diversifiée impliquant le secteur privé, les Collectivités locales disposant de toutes leurs prérogatives, et les populations est nécessaire.

Ces perspectives offrent trois formes de prise en charge des infrastructures publiques:

2.1 L’implication des régions et des groupements de regions dans la prise en charge des infrastructures publiques. 

Cette implication peut se situer à deux niveaux, somme toute, complémentaires aux actions des  » développeurs  » locaux et régionaux. Des actions de financement sous la forme d’une prise en participation aux investissements d’infrastructures et des actions de gestion sous la forme de la mise à disposition des promoteurs de projets d’équipement de tout appui et support de logistique du ressort de la région ou du groupement des régions.

La faisabilité de cette alternative dépend, cependant, d’un certain nombre de préalables. Il s’agit, en particulier, de la jouissance pleine et entière des prérogatives issues des lois sur la décentralisation, de l’élargissement du champ des prérogatives financieres des Collectivités locales, de l’instauration de procédures de financement des projets d’intérêt local ou régional et qui soient simples.

2.2 La mise en place de programmes d’intérêt public local impliquant la participation des populations. 

Cette forme de prise en charge des infrastructures publiques rentre dans le cadre du principe du financement alternatif. En effet, face aux difficultés croissantes d’une gestion centralisée, la réflexion s’ achemine, aujourd’hui, de plus en plus vers la recherche de nouvelles modalités de réalisation des projets d’intérêt public local, axées sur une participation et une adhésion accrue des populations.

Cette tendance est justifiée par le principe selon lequel la conception concertée et négociée des projets, leur prise en charge par les populations concernées et la gestion participative constituent les meilleurs garants de la réussite, de la viabilité et de la pérennité des projets.

Le projet de financement alternatif suppose cependant la définition, par la population, des priorités en matière de projets et des objectifs qui en sont attendus, il suppose également l’existence d’un environnement institutionnel et culturel local favorable aux initiatives décentralisées et d’un système de crédit approprié.

Il peut enfin faire l’objet d’un programme national de travaux d’intérêt public local basé sur la détermination de zones à équiper en priorité pouvant bénéficier de l’appui de L’Etat notamment sur le plan financier et dans le cadre de contrats État-regions

3. L a définition de formes aappropriées d’implication du secteur privé. 

Au reregard des defidéficits croissants en infrastructures publiques et face aux limites objectives de l’Etat et des Collectivités locales à contribuer financièrement à la couverture des besoins,  l’implication du secteur privé s’ avere cruciale. Cependant, en vertu de la nature des biens et des services relevant de cev sectn, une telle implication nécessite des formes différenciées et appropriées de désengagement de L’Etat en fonction de la nature des infrastructures considérée. Ces modalités d’implication peuvent prendre la forme de contrats de programmes, de concessions et de sous-traitanceq, de systèmes d’incitation et d’encouragement et enfin de rationalisation de la gestion de services publics d’infrastructures (électricité, eau, assainissement, …) en les soumettant aux règles et normes de la concurrence.

 

4.Un système approprié d’éducation et de formation

Le diagnostic du secteur éducatif djiboutien permet l’identification de nombreux atouts pouvant contrkibuer à favoriser un développement du secteur. Il révèle aussi l’existence de lacunes er de déficits en matière de scolarisation et de formation.

Le développement harmonieux d’un système d’enseignement et de formation de qualité nécessite la définition claire des missions et des priorités du système, la mise en oeuvre d’orientations et de mesures susceptibles de remédier à ses insuffisances.

4.1. La généralisation de l’enseignement fondamental.

Parmi les grandes priorités du secteur éducatif, il y a la mise en place de la généralisation de l’enseignement fondamental. Cette orientation devrait aboutir, en particulier, l’adoption de mesures efficaces visant la réduction des inégalités d’accès à l’école entre les filles et les garçons et entre les ruraux et les urbains.

La concrétisation de cet objectif incontournable pour le développement de l’économie et la société djiboutienne, sera facilitée par l’élaboration d’une politique de « l’école pour tous » de seconde génération qui fixe de nouvelles modalités de la généralisation et du développement du secteur.

4.2 La rationalisation et le développement du secteur de la formation professionnelle. 

Les actions à prendre à ce niveau concernent la coordination, la mise en place d’un meilleur système d’orientation et d’articulation avec le système productif et une plus grande flexibilité et adaptabilité avec les besoins changeants qu’impose l’obsolescence rapide des savoir-faire et des qualifications

4.3. Les nouvelles missions de l’enseignement supérieur. 

Le rôle nouveau de l’université decoule de la nécessité de son ouverture aux nouvelles exigences économiques, scientifiques et technologiques.

Outre sa vocation traditionnelle et nécessaire d’appropriation du savoir, l’université doit s’ assigner quatre missions essentielles:

  • préparer à la recherche et à l’enseignement. À cet égard, le développement de l’assistance-conseil et de la recherche-développement est devenu un enjeu stratégique de taille à la fois pour l’université, l’entreprise et l’économie nationale;
  • Offrir des formations spécialisées et adaptees aux besoins du marché du travail;
  • S’ eriger en lieu de culture et d’études ouvert à tous, pour répondre aux besoins de l’éducation tout au long de la vie;
  • S’ ‘ inscrire dans la nouvelle dynamique de coopération scientifique internationale et tirer parti de la mondialisation en vue à la fois de combler les déficits scientifiques et technologiques constatés à l’échelle nationale et d’enrichir le dialogue interculturel.

4.4. L’amélioration des conditions de l’environnement de l’apprentissage. 

Cette amélioration nécessite la formation, l’implication et la valorisation du statut des formateurs conformément aux exigences de la recherche de la qualité. Ce qui implique l’élaboration d’un plan de valorisation, de perfectionnement et de promotion au profit des enseignants et formateurs, en accordant, toutefois, une attention particulière à la situation des enseignants en milieu rural.

4.5. Des moyens adaptés à une gestion efficace et moderne du système éducatif. 

L’action à ce niveau suppose une approche nouvelle basée, à l’image des comités de gestion des écoles, sur l’instauration d’un système de gestion moderne visant la rationalisation et l’optimisation des moyens mis à la disposition du secteur éducatif.

Cette gestion nécessite l’adoption du principe de la transparence et le développement par la concertation de l’implication des partenaires et des acteurs concernés: élèves, étudiants, parents, enseignants, formateurs, responsables administratifs, employeurs et organisations professionnelles.

Elle suppose, également, le développement des études et de l’information afin de disposer d’une connaissance précise et fiable de l’état réel des coûts et des dépenses afférents au fonctionnement de l’ensemble des composantes du secteur.

Elle nécessite, par ailleurs, une politique dynamique et novatrice des ressources humaines, axée d’un côté sur la définition des bases permettant de motiver,  de responsabiliser et d’impliquer le personnel dans l’amélioration des performances à la fois qualitatives et quantitatives du système de l’éducation et, de l’autre, sur la mise en place d’un programme de formation, de perfectionnement et de remise à niveau des formateurs et des gestionnaires.

Elle suggère enfin, des outils modernes de contrôle et de gestion, basés sur la programmation et les contrats-programme.

4.6. Des moyens de financement suffisants et adaptés. 

Les moyens susceptibles de renforcer les ressources nécessaires afu développement de l’éducation et de la formation sont multiples. Quatre options complémentaires peuvent être envisagées:

  • Améliorer l’utilisation des ressources disponibles;
  • Accroître les ressources disponibles affectées au secteur;
  • Diversifier et mobiliser les ressources nouvelles;
  • Développer l’enseignement privé.

5. La politique culturelle.

  • la diffusion et l’amélioration du niveau de la lecture;
  • Ouvrir l’université sur son environnement culturel, régional et national;
  • Élaborer un programme de réhabilitation des spécificités locales en s’ appuyant sur leurs diversités comme base de l’ouverture de la République de Djibouti sur son environnement;
  • Élaborer un programme de production audiovisuelle prenant en considération les défis lancés par la révolution des médias dont la caractéristique est l’échange et la participation;
  • Élaborer une stratégie nationale de communication destinée à améliorer l’image de la République de Djibouti à l’extérieur;

Les développements consacrés aux objectifs transversaux de la stratégie d’ensemble ne signifient pas une centralisation de la gestion des problèmes économiques, sociaux et culturels. Ils traduisent au contraire une vision globale tenant compte de la dimension territoriale. Car, , aujourd’hui,une gestion publique centralisée a tendance à laisser place à une planification plus efficace de type régionale et locale.

 

6. Une planification regionale et locale appropriée.

Une gestion maîtrisée du changement suppose une forme de planification restituant la croissance et le développement dans leur dimension territoriale.

Cette perspective semble dictée par une considération majeure. En effet, la complexité et l’importance des problèmes économiques et sociaux, la croissance continue des besoins et la diversité des contextes territoriaux, rendent,  de plus en plus difficile une maîtrise centralisée du changement.

La planification regionale et locale devient, de ce fait, une composante essentielle de toute stratégie d’ensemble de développement économique et sociale.

Par une meilleure proximité du lieu de décision, des moyens et des acteurs, la planification régionale permet de mieux identifier les priorités économiques et sociales et de mettre en oeuvre, avec plus d’efficacité, les programmes de développement, garantissant par la participation de la population,  une meilleure transparence dans l’allocation des ressources.

Cependant, le degré de cohérence attaché à cette forme de planification dépend de la mise en place de mécanismes de contractualisation entre les différentes entités régionales d’une part, l’Etat et la région de l’autre. Ce qui suppose l’organisation, de façon permanente, de la concertation et de la participation de tous les acteurs locaux et régionaux à l’élaboration des programmes de développement économique et social.

Cette condition a comme objectif principal de garantir l’adhésion des acteurs,  leur engagement dans le processus de changement et leur responsabilisation par rapport aux principaux choix stratégiques de l’avenir.

La traduction de la stratégie d’ensemble qui vient d’être présentée est concrètement perceptible au niveau des stratégies sectorielles.

 

COMMENT PRÉSERVER LA PAIX (SUITE 7)? De la confiance et de la stabilité.

COMMENT PRÉSERVER LA PAIX (SUITE 7)? De la confiance et de la stabilité..

Comment réinstaurer la confiance et préserver la paix.

Comment réinstaurer la confiance et préserver la paix. (Suite 7)

De la confiance et la stabilité.

La lecture de l’histoire de l’occident a conduit pendant longtemps, à considérer les progrès économiques, sociaux et politiques comme la résultante logique et directe des nombreuses réformes économiques intervenues (réforme agraire,  formation du capital, libération de la main-d’œuvre,  révolution technologique,  révolution industrielle, taylorisme,  etc). Or, de nouvelles interprétations de l’histoire de l’humanité indiquent que le progrès puise sa source,  au-delà des facteurs économiques,  dans l’éthique de la confiance qui a fondé les différents systèmes économiques performants. Là où cette éthique a pris place, le développement a été rapide et global.

Aujourd’hui la confiance est au cœur de la problématique de la croissance économique et du développement social. Le comportement des agents est de plus en plus réagi par la logique de la confiance dans l’entreprise, la monnaie le marché financier, l’investissement et les institutions.

Dans les pays en développement comme la République de Djibouti, le positionnement dans l’économie mondiale dépend de la confiance qui anime les agents économiques nationaux et étrangers pour investir et entreprendre. De même,  les rapports de partenariat entre la République de et les autres pays sont, de plus en plus, soumis au degrés de confiance dont jouissent les institutions.

Autant d’arguments qui témoignent de l’importance cruciale de la confiance dans la réussite de tout projet de développement économique et social.

C’est dans ce contexte qu’il faut envisager la nécessaire dynamisation de la confiance et appréhender les ajustements indispensables : relance du dialogue social, amélioration des rapports entre les opérateurs privés et l’administration, réformes institutionnelles.

La confiance n’est pas une simple catégorie morale, abstraite. Elle est aussi une culture. Dans toute démocratie, elle nourrit le quotidien des citoyens. Sa traduction dans les comportements des opérateurs et dans le fonctionnement des institutions revêt la forme d’une efficacité accrue dans la gestion des affaires publiques d’une plus grande transparence dans les rapports entre institutions et citoyens, d’une participation plus large de la population au traitement des problèmes économiques et sociaux enfin, d’une amélioration réelle des relations professionnelles.

Aussi, l’initiation de l’éthique de la confiance se traduit-elle, d’abord, au niveau des comportements des opérateurs,  par le respect de la loi, la culture du civisme et de la solidarité ainsi que une plus grande rationalité dans le comportement social et dans le mode culturel de consommation.

Au sein de l’administration, une telle perspective devrait induire plus d’efficience et plus d’équité.  Dans ce contexte le service public se présente comme le résultat de l’instauration de rapport conventionnels entre l’administration et les citoyens.

L’émergence de l’éthique de la confiance est,  enfin, tributaire, de l’amélioration réelle des relations professionnelles sur lesquelles est fondé le système productif. En effet, l’évolution récente de nombreuses expériences a montré que les économies modernes qui résistent le mieux à la mondialisation et qui enregistrent de meilleurs performances sont précisément celles qui ont établi leur système économique sur des relations professionnelles modernes, c’est-à-dire sur la concertation et le respect des intérêts mutuels.

Par ailleurs, les trajectoires différenciées des sociétés révèlent que les transformations brutales conduisent souvent à des impasses et que les ruptures radicales engendrent de lourds coûts civilisationnels.

Dans l’histoire de la République de , l’éthique de la confiance, a toujours fondé les rapports entre les institutions républicaines et le peuple ; constituant la source de légitimité et expliquant la stabilité du système politique.

C’est dans cette perspective qu’il convient d’inscrire les processus de recherche d’un nouveau souffle de la confiance  et qu’ambitionnent les réformes institutionnelles que nous appelons de nos vœux. Ce nouveau souffle de la confiance du peuple de envers ses institutions devrait consacrer et consolider la légitimité historique, gage de stabilité, ouvrir  de ce fait une nouvelle ère plus propice à l’élaboration consensuelle des choix stratégiques de l’avenir.

Comment réinstaurer la confiance et préserver la paix.

Comment réinstaurer la confiance et préserver la paix ? (Suite 6)

  • De l’efficacité économique et la cohésion sociale.

Le principe de l’efficacité économique signifie l’optimisation des performances globales du système productif national.

La cohésion sociale renvoie à la redistribution des fruits de la croissance,  permise par de telles performances.

De tels objectifs peuvent paraître antinomiques.

Toutefois, dans le cadre d’une nouvelle vision stratégique,  la maximisation de la croissance donc de l’efficacité économique peut se réaliser dans la perspective d’une meilleure répartition des revenus, donc de la cohésion sociale.

Ainsi,  au regard de l’ampleur des défis que nourrit une demande sociale en croissance se pose une question fondamentale : comment mettre en place des stratégies de croissance et élaborer des politiques sociales sans que les institutions et les dispositifs qui en constituent le fondement ne soient économiquement contre-productifs ? Dit autrement,  quelles modalités publiques de traitement des défis économiques et sociaux mettre en place pour concilier les préférences individuelles des acteurs et les choix collectifs de la Nation dans une perspective de conciliation entre efficacité économique et la cohésion sociale ?

Ce constat part du postulat selon lequel,  toute politique de croissance ne peut garantir l’équilibre nécessaire entre efficacité et cohésion sociale sans être valablement ancrée dans le social.

En effet,  le social ne doit pas être considéré comme un résidu de la croissance mais plutôt comme un facteur et un objectif de celle-ci.

Ce constat étant fait, deux questions se posent :

  1.  Quel serait le coût global de cette nouvelle stratégie sociale ?
  2.  Comment en assurer le financement ?

En fait,  le principe de conciliation entre efficacité économique et cohésion sociale pose le problème des instruments de redistribution des fruits de la croissance.  La légitimité de l’impôt et l’amélioration des relations professionnelles constituent les principaux instruments de cette conciliation.  De sorte que,  si l’efficacité économique et la cohésion sociale sont appréhendées selon cette perspective de changement,  elles incitent à réfléchir sur la nécessité d’élaborer un véritable contrat social réunissant l’ensemble des compétences du système économique et social national.

Il s’agit donc d’une perspective privilégiant la solidarité nationale et élevant les stratégies d’insertion par l’économique,  la formation,  l’action socio-culturelle et la décentralisation au rang de priorités nationales.  Ces priorités doivent se fonder aussi bien sur l’État que sur le potentiel d’acteurs nouveaux que recèle la société civile.

En effet, devant les limites objectives de l’État et du marché à apporter des solutions durables à une demande sociale croissante et de faire face aux multiples défis internes et externes, la complémentarité organique entre les acteurs politiques, économiques et sociaux nationaux sur la base d’une gestion solidaire de ces défis devient une nécessité stratégique.  Cette gestion solidaire est une condition essentielle pour accroître les performances globales du système productif national,  et pour favoriser la conciliation entre efficacité économique et la cohésion sociale.

Dans cette perspective,  la concertation politique,  économique et sociale entre acteurs, devient une option fondamentale dans la gestion du changement pour au moins quatre raisons :

  1. Politiquement,  elle permet d’accroître les capacités immunitaires du système social contre les aléas et les incertitudes liés aux phénomènes de la globalisation et de l’ouverture ;
  2. Économiquement,  elle rend efficientes et faisables les stratégies de mise à niveau du système productif national au moindre coût pour l’ensemble de la collectivité. Elle rend également possible une maîtrise relative de la relation entre le système éducatif et de formation d’une part,  les besoins de l’économie et de la société d’autre part,  contribuant ainsi à réguler les déséquilibres que connaissent les marches, en particulier du travail.
  3. Socialement,  elle stimule une dynamique de modernisation des relations professionnelles pouvant déboucher à terme sur la conciliation entre flexibilité et la solidarité.
  4. Sur le plan stratégique,  enfin,  la concertation en matière de gestion des conflits sociaux et politiques,  permet de réconcilier d’un côté l’entreprise et les salariés et de l’autre L’État et le citoyen.  De ce fait,  elle produit auprès de la collectivité une rationalité axée sur le droit et le respect des institutions et entraîne par là une homogénéisation progressive de l’ensemble du système social autour d’une culture du dialogue.

De telles perspectives nécessitent une véritable mutation culturelle à l’échelle de l’ensemble des acteurs politiques, économiques et sociaux, axée sur la confiance et la stabilité.

Alpha Lassini

Comment réinstaurer la confiance et préserver la paix ?

Comment réinstaurer la confiance et préserver la paix? (Suite 5)

  • Une société de partage fondée sur une complémentarité fonctionnelle et des rapports contractuels entre acteurs.

Le projet de société de la République de doit être porteur de plusieurs sens à travers la conquête de la dignité,  la restauration de l’éthique et l’esprit de responsabilité afin de préparer les bases de la société djiboutienne de demain.  Une société régie par des principes aussi nobles que novateurs tels : l’efficacité économique au service de la cohésion sociale et la confiance au service de la stabilité.

Ces valeurs ne prennent, par ailleurs, leur pleine signification qu’à travers la participation organisée et active de tous.

Ainsi, la participation est,  aujourd’hui, un levier pour une croissance forte et durable des, un instrument d’émancipation sociale et un moyen de consolidation de la pratique démocratique au quotidien.

La configuration globale de la  République de de demain repose sur la redéfinition des rôles des acteurs dans ce processus : l’État, les Collectivités locales, l’entreprise et la Société Civile.

Une telle redéfinition suppose un changement préalable au niveau des comportements et une identification précise des cadres d’intervention dans le respect de l’éthique, de la transparence, de la confiance et de l’efficience.

L’implication des acteurs dans un changement dans la société djiboutienne nécessite le respect de la loi et de l’adhésion aux principes de la complémentarité fonctionnelle et de la contractualisation.

Ces principes supposent d’abord,  la mise en place d’un cadre institutionnel définissant les prérogatives respectives des acteurs et des espaces de leur complémentarité.

Ils exigent,  ensuite,  une nouvelle approche des relations entre les acteurs, basée sur une contractualisation qui définit leurs droits et leurs obligations respectifs, les élevant ainsi au rang de partenaires.

Ils impliquent, enfin, une convergence des actions des partenaires économiques et sociaux vers des objectifs d’intérêt collectif générant un développement solidaire.

  • Le redéploiement de l’État, la décentralisation et un nouveau statut pour l’Entreprise dans la société,  confèrent à la Société Civile une place centrale dans la nouvelle dynamique de changement.

Ainsi la maîtrise du changement est-elle indissociable de l’émancipation de la Société Civile. L’organisation de celle-ci à travers un mouvement associatif efficace constitue, de fait, le complément aux actions de l’État, des Collectivités locales et de l’Entreprise.

L’édification de la République de du 21e siècle dépend, enfin de la participation et de la mobilisation des jeunes et des femmes autour de ces principes.

La valorisation des atouts des jeunes et des femmes représente le gage de la réussite du changement dans le respect d’une meilleure médiation entre l’authenticité nationale et la modernité ;  une médiation où la famille et l’école en constitueraient les principaux leviers.

La participation active et l’implication réelle de la femme à tous les échelons de la vie économique, sociale, politique et culturelle représentent une clé essentielle de cette réussite.

RESPONSABILISATION, ADHÉSION, MOBILISATION ET PARTICIPATION sont les termes d’un nouveau contrat social indispensable pour consolider les fondements du projet de société djiboutienne du 21e siècle.

Alpha Lassini

Comment réinstaurer la confiance et préserver la paix ?

Comment réinstaurer la confiance et préserver la paix ? (Suite 4)

Au sus de notre passé,  et qui aujourd’hui est bafoué et occulté par tous, quoi d’autre peut servir de ciment à la nation djiboutienne et de ligne de force pour son édification nouvelle ?

Assurément,  un rêve rationnel, un faisceau puissant de pensées régulièrement activées et largement partagées,  en un mot, un idéal commun à l’action, une idéologie !

Que ne vous répugne une démarche ouvertement idéologique. Toutes les grandes actions, dans l’histoire de notre peuple, ont eu pour fondement un mode de pensée clair et caractérisé, qui sait choisir son Nord et s’y pointer constamment. Jamais le doute, la confusion, les tergiversations nombreuses, les  picotements du désir, intégral et du dévouement complet à notre coin du monde. Notre coin du monde bien à nous que nous nous engageons à laver des scories du passé et du présent et à reconstruire.

Notre engagement ne porte sur rien moins que ce don total de soi pour la cause patriotique.  De quelle espèce animal descendrions-nous pour ne traverser la vie et le rayonnement de la Nation que pour le gîte et le manger ? Notre combat pour la vie et le rayonnement de la Nation appelle ce qu’il y a de mieux en chacun de nous.

Voilà pourquoi nous exploserons à l’instar d’une bombe, renouvelant sans cesse nos déflagrations d’amour et de service à toi, ô pays bien aimé ! 

Alpha Lassini

Restaurer la confiance et préserver la paix.

Jetez un coup d’œil au Tweet de @KenRoth : https://twitter.com/KenRoth/status/625748066029670400?s=09

Restaurer la confiance confiance aujourd’hui passe par le respect du jeu démocratique, la conformité, par tous, à la lettre et à l’esprit de la Constitution, par la défense du Bien Commun comme unique motivation de l’action politique.
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Comment réinstaurer la confiance et préserver la paix ?

Comment réinstaurer la confiance et préserver la paix ? Suite 3

Restaurer la confiance.

L’Afrique vit, en cette deuxième décennie du 21 siècle, dans une incertitude alimentée par un climat de fortes tensions, de divisions ouvertes, de malaise profond symptomatique de ses demons. Le cri de désespoir, de douleur physique et morale des peuples d’Afrique de toutes regions et de toutes confessions parvient quotidiennement aux femmes et hommes doués de conscience.

L’une des facettes les plus critiques de cette tragédie est l’absence de dialogue politique. La vraie communication est absente, sélective par moment, mais toujours empreinte de méfiance et de suspicion.

Notre démocratie se porterait mieux,  si les règles d’une saine coopération consensuellement etablies étaient cultivees et entretenues. Les impasses politiques actuelles p de l’Afrique appellent à une meilleure connaissance réciproque , a une appréciation objective diversifiee, et par conséquent plus juste des problèmes de la part de  ceux qui ambitionnent de gouverner les peuples d’Afrique.

En effet, les problèmes de tout un peuple ne sauraient être cernés,  compris et resolus par un seul groupe.

Alpha Lassini

Comment réinstaurer la confiance préserver la paix?

Comment réinstaurer la confiance préserver la paix? Suite 2

« L’Afrique indépendante,  observe G. Balandier, renoue avec son passé lointain;  elle y recherche l’enracinement de sa personnalité et parfois la suggestion de ses frontières futures: à moins qu’à l’inverse,  elle n’apprenne à mieux le connaitre pour mieux le contester…Les royaumes ou empires effacés ont tous impose leur marque ».

Parfois, des institutions couvrent encore des vastes regions… » Partout, l’histoire précoloniale et ses héros suggerent les symboles et les thèmes susceptibles de liberer les émotions« 

À son tour,  P.F. Gonidec attribue à l’Afrique précoloniale, ce qu’il appelle la « Démocratie africaine » caractérisée d’une part la « Règle de l’unanimité », d’autre part le « Parti unique », dominant ou solitaire,  est justifié par les caractères traditionnels des sociétés », ainsi que la personnalisation du pouvoir dans les États africains.

Au moment où toutes les institutions africaines natiionales et internationales frisent la caricature et demontrent leurs inadaptation et leur décalage total face aux conteingences de l’Afrique d’aujourd’hui, peut-etre qu’en interrogeant les institutions politiques précoloniales et leur évolution au contact du colonisateur, celles-ci aideront dans la construction des choix de notre avenir.

Regardez « The Worst Atrocity You’ve Never Heard Of: Sudan’s… » sur YouTube

The Worst Atrocity You’ve Never Heard Of: Sudan’s… : http://youtu.be/kG4xMTlPt6I

Triste,  triste peuple!  Il lui manque l’Evangile et  quand il l’aura , ce sera encore un triste  peuple ; il lui manquera toujours ces dons exquis que Dieu  a fait au peuples d’Europe.

Extrait d’une correspondance d’un missionnaire du 19eme siècle.

Alpha Lassini

De la guidance en République de #Djibouti

De la guidance en République de #Djibouti 

Être ou ne pas être. 

https://www.facebook.com/alpha.lassini/posts/421070084738970Être ou ne pas être.

République de #Djibouti

« Il est grand temps de rallumer les étoiles »

Guillaume Appolinnaire.

Alpha Lassini